L'inflation ralentit pour le quatrième mois consécutif, mais les prix alimentaires résistent
La hausse des prix à la consommation décélère de nouveau. Les ménages ne le ressentent pas encore au supermarché, où plusieurs rayons restent orientés à la hausse.
La décélération se confirme. Sur un an, la hausse des prix à la consommation s'établit à un niveau nettement inférieur à celui observé au début de l'année, selon les données publiées ce matin par l'institut statistique. C'est le quatrième mois consécutif de ralentissement.
Le mouvement s'explique d'abord par l'énergie. Les tarifs de gros ont reflué, entraînant avec eux le prix des carburants et une partie des factures des ménages. Les services, eux, restent le point dur : l'assurance, la restauration et l'entretien du logement continuent d'augmenter à un rythme supérieur à la moyenne.
Le panier du quotidien reste tendu
Dans l'alimentaire, la trajectoire est plus heurtée. Les produits transformés se stabilisent, mais les fruits frais, le café et le cacao progressent encore, sous l'effet de récoltes dégradées et de contrats d'approvisionnement renégociés au prix fort.
Le ralentissement est réel, mais il porte sur le rythme de la hausse, pas sur le niveau des prix, qui reste très supérieur à celui d'avant la crise.
Pour les distributeurs, la question des marges arrière revient sur la table à l'approche des négociations commerciales annuelles. Plusieurs enseignes plaident pour un étalement des baisses, quand les industriels réclament de la visibilité sur les volumes.
Ce que cela change pour les ménages
À court terme, l'effet devrait rester modeste sur le budget des foyers modestes, dont la structure de dépenses est plus exposée à l'alimentaire et au logement. Les économistes interrogés attendent un rattrapage du pouvoir d'achat surtout à partir du moment où les salaires négociés dépasseront durablement l'inflation.
Les prochains indicateurs, attendus le mois prochain, permettront de vérifier si la tendance se confirme ou si l'accalmie n'est qu'un répit statistique lié à des effets de base favorables.